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  • : Le blog de Philippe CHARPENTIER
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  • : MA DEVISE : "POUR TOUT CE QUI EST CONTRE ET CONTRE TOUT CE QUI EST POUR , SAUF QUAND J'AI RAISON MAIS PAS FORCÉMENT NON PLUS... QUOIQUE ! "
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11 juin 2005 6 11 /06 /juin /2005 00:00


 Technique mixte sur planète,ballots de paille,champ,
arbres,air,1505mètres/ 2314mètres environ.
 Private collection.
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11 juin 2005 6 11 /06 /juin /2005 00:00
Il existe encore des torrents avec de gros rochers ronds derrière lesquels une grosse truite fario attend sa proie, des forêts de résineux à perte de vue comme en Scandinavie, des petits bourgs de quelques maisons de pierre sans fioritures, des villages âpres et rudes où le temps a suspendu son vol, Ces petites routes sinueuses où il ne fait pas bon croiser un poids lourd chargé de troncs gigantesques, ce n’est pas au Canada ou en Laponie, c’est en France ,en Creuse. Au bout de cette route presque déserte, un Musée, le Musée Paul Reybeyrolle à Eymoutiers, de grandes sculptures monumentales et qui ne sont pas des « 1% » je veux dire des objets décoratifs en volume sans autre sens que le chèque qui était au bout, des personnages de chair et de sang qui se battent contre eux-mêmes, contre le monde, contre la surface des choses, des 200% de bataille contre et avec la matière! Les sculptures de Rebeyrolle. Quand on pénètre dans l’espace Paul Reybeyrolle, on est accueilli par une gigantesque toile de 4mètres 20 de haut sur près de 15 mètres de long « Planchemouton » de 1959, Année où les Rauschenberg, Willem DeKooning, Pollock, Franz Kline commençaient à êtres déjà portés aux nues (et d’ailleurs à juste raison) Mais qui connaissait Rebeyrolle à cette époque ? et même maintenant ! Et pourtant c’était le seul peintre ayant leur carrure, ce n’était pas en leur comparant Estève, Bazaine, Soulages et autres que l’on risquait de faire trembler leur suprématie ! Évidemment Rebeyrolle le franc tireur n’était le porte-drapeau de personne, sinon de sa souffrance et de son génie, et les institutions et marchands n’ont jamais aimé les hommes libres. Ce sont donc des seconds couteaux qui ont été mis sur un piédestal et les autres enterrés. Allez donc visiter l’Espace Paul Reybeyrolle et vous saurez ce qu’est la peinture, sur place imaginez de placer n’importe quel peintre à la mode (ou pas d'ailleurs!) à coté et vous verrez ce qu’est une chiure de mouche !
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10 juin 2005 5 10 /06 /juin /2005 00:00
Nous déjeunions l’autre jour dans un très bon restaurant de Chavignol,
En bas de Sancerre, « La Côte des Monts Damnés »,
Et le chef de ce restaurant nous disait le mal qu’il avait à trouver
Du personnel compétent et du personnel tout court !
Il nous parlait des apprentis cuisiniers qui ne savent plus lever
Les filets d’un poisson, entre autres, qui savent surtout se servir
D’un micro-onde pour décongeler des plats tout préparés
Comme on vous les sert désormais sous des noms ronflants
Et pas seulement dans les gargottes, bien au contraire,
A la limite mieux vaut aller dans un routier traditionnel
 Que dans ces pseudos restaurants gastronomiques !
 
De toute façon un bon conseil, un restaurant qui a une carte trop
 Longue avec des noms compliqués doit être évité sauf s’il s’agit d’un étoilé.
 Pour en revenir à ces apprentis chefs qui n’apprennent plus les fondamentaux,

C’est exactement la même chose dans les écoles des Beaux Arts,
 Plus personne ne sait dessiner, ne sait ce qu’est un burin,
Du rouge de Cadmium, de la terre glaise.
Par contre la photo, la vidéo, les installations pas de problème !
Tout ce qui ne tache pas les mains pour simplifier.
Il n’y a plus de « CORPS », rien que du Mental et en général au rabais
Et mal assimilé…
Des clones de Marcel Duchamp sans son intelligence, sa clairvoyance et son génie,
Et n’oublions pas qu’il fut d’abord un grand et vrai peintre, LUI !
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8 juin 2005 3 08 /06 /juin /2005 00:00

 Deux manières de voir le monde réunies sous un même terme...
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philippe charpentier
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6 juin 2005 1 06 /06 /juin /2005 00:00

 C'est en ce six juin 1994 que votre serviteur j'ai nommé Philippe Charpentier réalisa pour Sainte Mère d'Isigny et avec le talent que d'aucuns lui reconnaissent,cette étiquette de camembert commémorant le cinquantenaire du débarquement des alliés sur les plages de Normandie.Verlaine,Omaha ,Gold,Juno,Sword beach,le géneral qui fait redémarrer la jeep d'un coup de canne sur le moteur,le parachutiste sur le clocher de l'église de Sainte Mère l'Eglise,Le Géneral de Gaulle,Le Géneral Leclerc ,à ne pas confondre soit dit en passant pour certains de plus en plus nombreux ,car le souvenir et la culture de l'histoire s'estompe! avec Asterix où une grande surface! Donc pour en revenir à nos moutons , Bill Clinton "un copain coco quoi j'veux dire" reçu en grandes pompes et en mains propres cette étiquette de mes mains réalisée.EGO.
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6 juin 2005 1 06 /06 /juin /2005 00:00

Que dire de Wayne Shorter qui ne soit un cliché ! le seul saxophoniste qui ait depuis John Coltrane proposé une autre voie, non par opposition, juste par existence. Un souffle qui loin de bousculer ou d’abattre des frontières longe les grands arbres jusqu'à la canopée pour redescendre dans le même enveloppement sensuel.Les mots choisis, une sorte d’esprit zen ou celui-la sait que le silence aussi peut parler. Coltrane, l’animal qui ignore le langage autre que celui de l’esprit, par corps interposé ne peut savoir ce qu’est la sagesse ! Il ne la connaît pas, elle est en lui dans la fureur, Il la poursuit et la combat. Wayne Shorter, le « Musicien après Coltrane »..Impossible d’être après puisque le futur est déjà dépassé!Comment succéder au FUTUR ? En étant tout autre, un nuage qui passe et repasse et qui nous donne ou nous enlève la lumière ! Ni un FIls, ni à fortiori un Père,Peut être un fil, juste l’histoire et sa continuité,qui n’oblige ni ne soumet …Pour ceux qui ne connaîtraient pas Wayne Shorter, je rappelle qu’il fut le saxophoniste du grand quintette de Miles Davis (Herbie Hancock, Ron Carter, Tony Williams, voir articles précedents dans « jazzons de tout et rien ») Un trés grand compositeur qui nourrit 70% des groupes de jazz , sans parler des sous produits "disc jockeys sans matiere grasses,et autres platinemens, sorte de personnes désincarnées avec un écouteur sur l'oreille et un portefeuille dans l'autre" avec FOOTPRINTS, ADAM’S APPLE, SPEAK NO EVIL et tous les autres. Écoutez « Odyssey of Iska,, pour voyager loin sans bagages.»WEATHER REPORT le groupe phare des années 70, c’est lui qui avec Joe Zawinul entre autre qui fut à l'origine du "Jazz Rock" récuperé ensuite par nos vautours habituels,les minables de la copie mais professionnels de l'exploitation.. L’antithèse des saxophonistes hyperprolixes est Wayne Shorter.Point n’est besoin d’assommer l’auditeur avec un déluge de notes, Juste une note, LA NOTE.Quand aux autres ,les profiteurs de tout poils ,ils n'auront été que les partouzeurs d'une nuit...Même pas la nuit de Walpurgis. P.SQuand je pense que "Laurent Garnier,personnage intelligent par ailleurs ,figure dans des festivals de Jazz!,Que le Jazz soit une une musique d'ouverture d'accord,mais pas une "musique au rabais" c'est comme si Jean michel Jarre,cet Escroc gentillet ,était à Bayreuth! Tout mélanger par le bas,le plus bas des bas !
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4 juin 2005 6 04 /06 /juin /2005 00:00
.Différent trains, Steve Reich, voyage dans les souvenirs lointains des trains de nuit, de la poésie et de l’érotisme des nuits bercées par le rythme des jonctions de rails engendrant des éjaculations nocturnes et incontrôlées , odeurs un peu métalliques matinées de tabac froid, arrêts nocturnes dans des gares désertes ou seule retentissait la voix d’un chef de gare réveillé en sursaut avec cet accent incontrôlable qui nous indiquait vaguement la direction !Nicht hinauslehnen, Dont lean out of the window, E pericoloso sporgesi per la fenestria,toutes ces phrases qui nous rendait polyglottes l’espace d’un trajet !Les compartiments que l’on s’excusait de déranger en espérant s’y installer !,des sanctuaires déjà occupés par des impressionnantes personnes assises plutôt deux fois qu’une!!! trains de nuit, train de bruits, cocon mobile, espace clos qui invite à l’aventure, celle qui inévitablement déraille puisque unique. Voyages…,En cette année qui célèbre Jules Verne,en ces années où il suffit de débourser quelques centaines d’euros pour joindre l’envers de la planète pour n’en voir bien souvent que le stéréotype et le miroir de nous-mêmes,c’est-à-dire pas grand-chose, D’autres voyages nous étaient proposés lorsque l’encre sur le papier était encore la seule façon de voyager pour tout un chacun. Qui se souvient encore de Van Vogt et du monde des A , (les non –aristotéliciens),de ce merveilleux roman « cristal qui songe »de Théodore Sturgeon, Asimov,l’intellectuel, Robert Sheckley l’humour du futur. Les années 70 regroupaient beaucoup de rêveurs avec toutes ces collections, « FICTION» « GALAXIE » « PLANETE » « PLEXUS » « LE CLUB DU LIVRE D’ANTICIPATION » les « Chefs d’œuvres de l’humour,du crime,du fantastique ,etc.. », Le catalogue des objets introuvables de Carelman, tellement pompé par certaines « vedettes de l’art contemporain » je ne nomme personne ,mais ils se reconnaîtrons sans mal ! (Lisez Beaux-Arts et vous verrez de qui je veux parler). C’est ça le problême de la culture,( d’être cultivé !) que me reprochait une bloggeuse, c’est que celle-ci (la culture) permet de remettre à leur place les vrais pères et non les imposteurs jouant justement sur cette inculture générale qui fait admirer les ersatz., Le marketing est malin comme le cancer. Des années où le rêve n’était pas mâché ni imposé ! Voyager ne passait pas par « Nouvelles Frontières »ni par la télé qui n’avait que deux chaînes et en noir et blanc. Il n’y avait pas frontières à notre imaginaire que nourrissaient tous ces auteurs, Van Vogt, Asimov, Théodore Sturgeon, René Barjavel, Philip K Dick, Fredric Brown, Arthur C. Clarke, C.s Lewis, Robert Sheckley, etc.et bien sur Boris Vian qui traduisit Van Vogt. Et on tuera tous les affreux… P.S en 1958 paraissait « EN AVANT LA ZIZIQUE…et par ici les gros sous » .Visionnaire Bison Ravi.
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4 juin 2005 6 04 /06 /juin /2005 00:00
La TORNADAL.En trois ans on a vu un enfant malingre se transformer en géant hyper musclé, peur de rien, peur de personne, non pas un crocodile de fond de court comme beaucoup d’Espagnols qui nous endorment par la monotonie de leur jeu stéréotypé basé sur le lift et la régularité en fond de court ,il a ces qualités là, certes, mais en plus une adresse incroyable, des prises de risques permanentes, bref peur de rien, un torero qui remet sa vie en jeu à chaque coup , rien à perdre de toute façon, tout à prouver avec le risque du risque , sans peurs et sans reproche car il aura tout tenté ! Regard sombre, avec l’inquiétude au fond des yeux, non de perdre, mais de ne pas gagner. Depuis Borg , aucun joueur n’aura donné cette impression d’invincibilité , quel que soit le génie des Mac Enroe, Federer, Connors, Roddick, etc.… Ceux la étaient et sont des êtres humains, Borg et Nadal sont des extraterrestres.
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HANNIBAL DE TENNIS
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2 juin 2005 4 02 /06 /juin /2005 00:00
. Je viens de retrouver ce petit livre de Bernard Lamarche-Vadel disparu lui aussi il y a peu, que j’avais acheté à la galerie de France à l’occasion d’une exposition de J.P. PINCEMIN, Peut être la première véritable exposition personnelle de ce peintre? À l’époque, si mes souvenirs sont bons,cette galerie était située au 2e étage d’un immeuble rue Saint Honoré ?J’ai alors probablement découvert ce qu’était la peinture « contemporaine » étant à l’époque encore admiratif de Salvador Dali (toujours d’ailleurs pour le personnage précurseur des installations et performances, ce que l’on semble occulter et pour sa peinture jusqu’en 1930, sans oublier « un chien andalou » avec Luis Bunuel qui a enrichit notre imaginaire !), de Vermeer, Van Eyck, etc.…C’est dans ce petit livre, où les reproductions étaient des photos collées une par une que j’ai découvert Franz Kline, Willem De Kooning,, Rothko en étant absent peut être pour ne pas troubler la lecture de l’oeuvre de Pincemin pour le néophyte, qui aurait pu y voir des ressemblances formelles. Alors que Rothko, c’est la transparence et l’ambivalence de la lumière et Pincemin la terre, les peaux, les couches archéologiques. Pour en revenir à Pincemin, j’ai alors découvert la fascination que la matière seule de la peinture peut engendrer. Beaucoup plus que le sujet qui, une fois le rêve dépassé ne subsiste pas dans la mémoire, comme un rêve, le petit matin…Je me souviens encore de ces grands tableaux aux formes géométriques ,ces verts de cinabre,ces terres de siennes, ces ocres,ces bruns de Mars pris dans la masse ,exhalant encore l’odeur de l’huile de lin,de la térébenthine de Venise,ce coté huileux et riche,luxuriant à partir de rien, juste quelques rectangles juxtaposés…La marque des grands artistes, Le Tout avec Rien ou presque rien.Voir Matisse ou Miles Davis. Puis dans les années 90,une exposition en cette même galerie de France cette fois institution reconnue,rue de la Verrerie dans le Marais à Paris, « l’année de l’Inde ». De grandes toiles figuratives ,avec cette même luxuriance. Comme si Pincemin disais merde ,je fais ce que je veux ! à tous les spéculateurs avides de ses toiles abstraites ,qui à Drouot battaient des records…Le système ? Connais pas ! pourrait-il nous dire de là-bas.Voilà qui rend modeste.
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2 juin 2005 4 02 /06 /juin /2005 00:00


Une des toutes première gravure de J.P. PINCEMIN (1980).
Triste année pour la peinture, la vraie, celle du corps et de la matière,
 celle de l’âme et de la couleur, deux grands peintres nous ont quitté,
Paul Rebeyrolle au mois de mars et Jean Pierre Pincemin au mois de mai.
Leur talent mis à part, ce qui les rassemblait c’était la liberté,
aucun n’était inféodé aux lois du marché et de la productivité à tout prix.
 Aucun des deux n’était prisonnier d’un système, d’un genre, d’une école!
 tantôt figuratif, tantôt abstrait, peu importait si ce n’est le plaisir de la peinture
pour la peinture..Quand on parlait Peinture avec des amis ce sont les deux noms
qui en étaient le symbole.
 La grande peinture est en deuil.
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