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  • : Le blog de Philippe CHARPENTIER
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  • : MA DEVISE : "POUR TOUT CE QUI EST CONTRE ET CONTRE TOUT CE QUI EST POUR , SAUF QUAND J'AI RAISON MAIS PAS FORCÉMENT NON PLUS... QUOIQUE ! "
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 06:19









Ca m'arrive souvent de ne penser à rien.
 C'est déjà mieux que de ne pas penser du tout.


Raymond Queneau





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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 11:27






C'est très pénible de peigner la girafe. Surtout sans échelle.


Chaval .



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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 13:38



Ne rêvez pas
pointez
grattez vaquez marnez bossez trimez
Ne rêvez pas
l’électronique rêvera pour vous
Ne lisez pas
l’électrolyseur lira pour vous
Ne faites pas l’amour
l’électrocoïtal le fera pour vous

Pointez
grattez vaquez marnez bossez trimez
Ne vous reposez pas
le Travail repose sur vous.

JACQUES PREVERT (1970 environ)

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:45



catcher.jpg


L'Attrape-cœurs (The Catcher in the Rye) est un roman de J. D. Salinger. Publié aux États-Unis en 1951,

Et en 1953 en France, traduit par Sébastien Japrisot.

Il constitue l'une des œuvres les plus célèbres du XXe siècle et un classique de la littérature bien qu'il soit critiqué en raison de certains des thèmes abordés (prostitution, décrochage scolaire, obsession de la sexualité) et du niveau de langue (langage familier et souvent injurieux). La notion d'anti-héros débute alors et choque le grand public.





l-arrache-coeur.jpg

Mon "arrache-coeur" du Club Français du livre 1968.


L’Arrache-cœur, dernier roman signé Boris Vian, est publié en 1953. Il était conçu comme le premier volet d’une trilogie intitulée Les Fillettes de la reine, qui n’a jamais vu le jour.

L’Arrache-cœur est un roman où se mêlent la poésie, la fantaisie, l’émotion et l’absurde. Il est divisé en trois parties et narre le parcours de Jacquemort, psychiatre nouvellement arrivé au village, et de Clémentine, mère de triplés (« trumeaux ») qui éprouve pour ses enfants un amour qui deviendra possessif et obsessionnel.



textes wikipédia


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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 05:56
 


Le plus célèbre, le plus styliste et sans doute le plus grand des auteurs
de romans noirs est né à Chicago. Mais il quitte l’Amérique à 8 ans, dans
les jupons de son irlandaise de mère, divorcée, qui décide de partir en Angleterre.
Chandler est donc élevé dans les "public schools" anglaises jusqu’en 1905.
 Il s’échappe ensuite une année en France, pour ses études de commerce, et visite
 l’Allemagne. De retour en Angleterre, il prend la citoyenneté anglaise, histoire de
pouvoir entrer dans l’administration. Effectivemement, il intègre bientôt le ministère
 de la Marine. Où il s’ennuit à mourir. Après à peine huit mois à gratter du papier,
il démissionne. Et retourne aux Etats-Unis en 1912. Il participe à la Première guerre
 mondiale en France en mars 1918, puis se fixe définitivement en Californie où
 il
Finit par décrocher un boulot d’administrateur de compagnies pétrolières indépendantes.
Il est viré en 1932. Il copine trop avec la bouteille. Cette fois, l’envie d’écrire, qui le
 titille déjà depuis fort longtemps, prend le dessus. C’est en lisant la revue de pulps
Black Mask qu’il tombe sous le charme du genre. Disons qu’il voit également là un
 moyen de gagner de l’argent qui en vaut bien un autre. Car il ne faut pas croire que
notre bonhomme considère le roman noir comme triste sous litérature.
Au contraire. Chandler est avant tout un styliste, et il s’échine à forger le sien
en réécrivant jusqu’à plus soif des nouvelles de deux auteurs en
vogue à l’époque : Dashiel Hammett et Earle Stanley Gardner. En 1933, il sort
enfin sa
première nouvelle dans Black Mask : Les Maîtres chanteurs ne tirent plus.
  Il faut attendre six ans de plus pour qu’arrive son premier roman, Le Grand Sommeil,
avec son privé désabusé Philip Marlowe. Chandler de toute façon n’est pas
hyperproductif. Il soigne, peaufine, colle des bouts d’intrigues piochées parfois
dans ses anciennes nouvelles, et se concentre encore et toujours sur l’écriture.
On ne compte d’ailleurs dans son oeuvre que huit romans, dont le dernier inachévé.
 La plupart de ses romans seront adaptés par Hollywood, où Chandler devient
 aussi scénariste. Il travaille notamment sur Assurance sur la mort de
Billy Wilder (1944) et L’Inconnu du Nord-Express d’Alfred Hitchcock (1950).
Mais l’usine à rêves ne le fascine guère ("Les bons scénarii sont presque aussi rares à
 Hollywood que les vierges"). Lucide, habitué des cuites, il poursuit son oeuvre
en réfléchissant aussi sur le roman policier (voir son traité, L’Art d’assassiner en 1944).
 Il meurt d’une pneumonie en mars 1959. (polars.org)

ses romans:
  • 1939 : Le Grand sommeil (The Big Sleep), traduit par Boris Vian
  • 1940 : Adieu ma jolie (Farewell, My Lovely)
  • 1942 : La Grande fenêtre (The High Window)
  • 1943 : La Dame du lac (The Lady in the Lake) traduit par Boris et Michèle Vian
  • 1949 : Fais pas ta rosière (The Little Sister)
  • 1954 : Sur un air de navaja (The Long Goodbye)
  • 1958 : Charade pour écroulés (Playback)



Avec J.H.Chase, Peter Cheney, Dashiell Hammett, David Goodis,W.R.Burnett,
Horace mac Coy, James Cain , William Irish,D.Henderson Clarke ,Chester Himes,
Ed Mc Bain etc.
Il fait partie des livres que j'ai dévoré et que j'ai relu pour certains 3/4 fois !

Les 50 ans de sa mort sont l'occasion de le remettre en mémoire.


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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 18:44

Auteur de romans policiers, Pierre Siniac ( 1928/2002) se distingue par un goût

pour les histoires criminelles au dénouement surprenant et paradoxal,

l'humour rabelaisien et la description d'une vie provinciale inquiétante.

  Ses descriptions du « milieu » montrent des personnages qui ne sont

 le plus souvent ni des exemples de bravoure, ni d'intelligence, ni d'honnêteté.



On peut citer parmi ses œuvres Femmes blafardes, Vampir's club (également connu

sous le titre Aime le maudit), Des Perles aux cochonnes et Le Tourbillon. Il est aussi le

créateur de la série Luj Inferman'. Il a notamment été édité dans la Série noire et dans

la collection Rivages/Noir.


Fait notoire, Pierre Siniac a reçu en 1981 le Grand prix de littérature policière pour

trois ouvrages : L’Unijambiste de la côte 284, Reflets changeants sur mare de sang

(deux recueils de nouvelles) et Aime le Maudit.


Il est mort en mars 2002. Ses voisins ne l'ont réalisé qu'un mois plus tard, quand ils

ont senti l'odeur. Les pompiers sont entrés le 11 avril dans l'appartement, pour découvrir

le corps en état de décomposition avancée. Une mort absurde, comme dans ses romans.

(wikipedia)


voir cet excellent article:

Pierre Siniac




Une lettre de Pierre Siniac

 

Pour moi, le polar – j’aime de moins en moins ce terme, trop galvaudé aujourd’hui, ils l’emploient même à la télé, il y a quelques années on crachait encore dessus, nous les gardiens du genre nous n’aurions pas dû laisser ce nom aller traîner dans les mains de n’importe qui… Bref – ce petit mouvement d’humeur passé, je reprends : Pour moi, le polar c’est un rêve d’enfance – l’enfance où tout se joue – car les premiers romans (ou nouvelles) que j’ai lus – avant Balzac, avant Gogol, Marcel Aymé, Céline et tous les autres grands, avant même les BD années trente – c’était des romans dits policiers, les bouquins de la collection L’Empreinte (à la couverture fascinante !), les " A ne pas lire la nuit " et tous les autres, y compris certains titres de petites collections à deux ronds.

Gamin, je rêvais sur Pierre Very, sur Steeman, Edgar Poe, les Simenon " Fayard ", etc, tous ces géants, toujours inégalés, je pense – les pionniers - , et je les dévorais. De mon point de vue, ce genre littéraire doit demeurer une évasion, une part de rêve, un dépaysement ; tant pour l’auteur que pour le lecteur. C’est vrai que pour raconter de telles histoires ce n’est pas une mince affaire, il faut foutre ses tripes sur le papier, rien à voir avec le roman gnian-gnian dit " roman nombril ", lui sans danger. (Et un petit coup de pied en vache en passant !). Une part de rêve. Cela dit, je pense que ce type de roman doit certes comporter un coté réaliste, mais seulement en toile de fond. Là-dessus peut être greffée une histoire baroque (mais toujours difficile à construire). Il existe des lecteurs pour ce type de récits…) (Un bel exemple : les nouvelles de Marcel Aymé, celles de Gogol !) Ce genre littéraire est donc pour moi un rêve d’enfance qui se poursuit, j’écris aujourd’hui un roman ou une nouvelle avec autant de plaisir, la même passion que pour mon premier ouvrage (le premier " roman " concocté à l’age de dix ans). L’écriture d’un ours terminée il faut lâcher tout ça ! C’est toujours pour moi un moment de tristesse – le beau voyage est fini ! – lorsque, même à bout de souffle, il faut inscrire le mot " fin " sur le manus. Comme lorsque, enfant, je regardais le cirque plier ses tentes et pousser ses fauves dans un camion. La fête est finie ! C’est ça, pour moi, l’écriture d’un polar. Et on attend avec impatience la visite de la Muse qui vous remettra le billet pour un nouveau voyage…

Et pourquoi cette préférence pour le genre noir ? Dès mon jeune age j’avais déjà une prédilection pour les films noirs américains, les histoires de crapules, j’étais même en admiration devant le docteur Crespi ! Le méchant – c’est le personnage essentiel du roman noir – parle beaucoup plus, me semble-t-il, à l’imagination que ne peut le faire le " gentil "… Et puis il y a la phrase de François Mauriac, elle illustre bien ce genre, phrase selon laquelle les âmes boueuses ont une histoire… alors que les âmes propres, ma foi… Songeons aussi à Balzac. Cet écrivain, pour beaucoup de ses livres, peut entrer dans le panthéon du roman noir, lui qui, mieux que personne, et avec quelle maestria ! a disséqué la scélératesse humaine !

Alors, tous au polar ! Et retroussons nos manches, nous les petits génies… dérangeants, car on a tendance à éviter de trop parler de nous… Ferions nous peur ? On ne nous met pas trop sous les éclairages… nous restons au fond de la classe, près du radiateur… Tant mieux. Est-ce que ce magicien, le marionnettiste, se montre ? Voyons ! S’il le faisait, ça foutrait tout en l’air !

Pierre Siniac

Courrier daté du 14 décembre 2001









Moi qui n'aime pas tellement le roman noir français à part JP Manchette

Et quelque autres , je l'ai découvert à la médiathèque de l'institut français

De Marrakech et j'ai beaucoup aimé , je n'ai pas décroché de sa lecture

Le peu d'heures qui me restaient après des journées de labeur harassant

Composées de peintures, voyages, oursins, rencontres ,golf, peoples,

Pontes , huiles et autres homards.


Je vous en conseille donc la lecture , ça changera des merdes de best sellers

A la mode comme millenium et autres Dan Brown !!!!!!!!






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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 18:03






Donald Westlake, Aman Marshal, Edwin West, Richard Stark, Timothy J. Culver,
 Curt Clark, J. Morgan Cunningham, Grace Salacious, Tucker Coe,
 sont morts
En même temps le 31 décembre 2008 à la même seconde et au même endroit !

Donald Edwin Westlake est né le 12 juillet 1933 à Brooklyn .Entre John Dortmunder ,
 Le gangster qui rate ses coups, Parker  sorte de James Bond sans pitié, Mitch Robin
 Un flic qui construit un mur autour de sa maison pour être tranquille, et les autres,
Il a écrit plus de 70 romans sous  divers pseudonymes pour chaque personnage
( voir plus haut ),
toujours haletants, humoristiques, bien écrits  et pleins de trouvailles,

Un des auteurs de romans noirs que j’ai toujours aimé.
(Avec les classiques Himes, Chase, Chandler, Eastwood, Cheyney, etc. etc. )
Mais surtout un écrivain avant tout.

Quelques-uns de ses romans  :
 Comme une fleur, Le Pigeon d’argile, Le Pigeon récalcitrant, V’la aut’chose,
 Chauffé à blanc, Adios Shéhérazade, Aztèques dansants, Kawaha, Le Couperet,
Pierre qui roule,
L’argent facile, Les sentiers du désastre   etc.
(Editions Rivages Noirs entre autres)

Quelques films adaptés de ses romans :
 Le point de non retour (John Boorman avec Lee Marvin) , Le couperet (Costa Gavras)
Les quatre malfrats (Robert Redford),  Les Arnaqueurs (Stephen Frears) ….

Blue Monk par Thelonious Monk .



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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 02:08

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux !

Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d’imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir !
Quand sur l’abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d’une éternelle cause,
Le temps scintille et le songe est savoir.

Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Œil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous un voile de flamme,
O mon silence !… Édifice dans l’âme,
Mais comble d’or aux mille tuiles, Toit !

Temple du Temps, qu’un seul soupir résume,
À ce point pur je monte et m’accoutume,
Tout entouré de mon regard marin ;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur l’altitude un dédain souverain.

Comme le fruit se fond en jouissance,
Comme en délice il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt,
Je hume ici ma future fumée,
Et le ciel chante à l’âme consumée
Le changement des rives en rumeur.

Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change !
Après tant d’orgueil, après tant d’étrange
Oisiveté, mais pleine de pouvoir,
Je m’abandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Qui m’apprivoise à son frêle mouvoir.

L’âme exposée aux torches du solstice,
Je te soutiens, admirable justice
De la lumière aux armes sans pitié !
Je te tends pure à ta place première,
Regarde-toi !… Mais rendre la lumière
Suppose d’ombre une morne moitié.

O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès d’un cœur, aux sources du poème,
Entre le vide et l’événement pur,
J’attends l’écho de ma grandeur interne,
Amère, sombre, et sonore citerne,
Sonnant dans l’âme un creux toujours futur !

Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,
Quel front l’attire à cette terre osseuse ?
Une étincelle y pense à mes absents.

Fermé, sacré, plein d’un feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé d’or, de pierre et d’arbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant d’ombres ;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux !

Chienne splendide, écarte l’idolâtre !
Quand solitaire au sourire de pâtre,
Je pais longtemps, moutons mystérieux,
Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,
Éloignes-en les prudentes colombes,
Les songes vains, les anges curieux !

Ici venu, l’avenir est paresse.
L’insecte net gratte la sécheresse;
Tout est brûlé, défait, reçu dans l’air
A je ne sais quelle sévère essence…
La vie est vaste, étant ivre d’absence,
Et l’amertume est douce, et l’esprit clair.

Les morts cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
Midi là-haut, Midi sans mouvement
En soi se pense et convient à soi-même
Tête complète et parfait diadème,
Je suis en toi le secret changement.

Tu n’as que moi pour contenir tes craintes !
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant !…
Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.

Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L’argile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs !
Où sont des morts les phrases familières,
L’art personnel, les âmes singulières ?
La larve file où se formaient les pleurs.

Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu !

Et vous, grande âme, espérez-vous un songe
Qui n’aura plus ces couleurs de mensonge
Qu’aux yeux de chair l’onde et l’or font ici ?
Chanterez-vous quand serez vaporeuse ?
Allez ! Tout fuit ! Ma présence est poreuse,
La sainte impatience meurt aussi !

Maigre immortalité noire et dorée,
Consolatrice affreusement laurée,
Qui de la mort fais un sein maternel,
Le beau mensonge et la pieuse ruse !
Qui ne connaît, et qui ne les refuse,
Ce crâne vide et ce rire éternel !

Pères profonds, têtes inhabitées,
Qui sous le poids de tant de pelletées,
Êtes la terre et confondez nos pas,
Le vrai rongeur, le ver irréfutable
N’est point pour vous qui dormez sous la table,
Il vit de vie, il ne me quitte pas !

Amour, peut-être, ou de moi-même haine ?
Sa dent secrète est de moi si prochaine
Que tous les noms lui peuvent convenir !
Qu’importe ! Il voit, il veut, il songe, il touche !
Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,
À ce vivant je vis d’appartenir !

Zénon ! Cruel Zénon ! Zénon d’Êlée !
M’as-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole, et qui ne vole pas !
Le son m’enfante et la flèche me tue !
Ah ! le soleil… Quelle ombre de tortue
Pour l’âme, Achille immobile à grands pas !

Non, non !… Debout ! Dans l’ère successive !
Brisez, mon corps, cette forme pensive !
Buvez, mon sein, la naissance du vent !
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme… O puissance salée !
Courons à l’onde en rejaillir vivant.

Oui ! grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée,
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords l’étincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil

Le vent se lève !… il faut tenter de vivre !
L’air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !
Rompez, vagues ! Rompez d’eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs !


Paul Valery

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 17:33


Christian Bourgois
(Antibes, 1933 – Paris, 20 décembre 2007) est un éditeur français,
Propriétaire de la maison d'édition du même nom.
Il est décédé le 20 décembre 2007 à Paris.

Après ses études à l'Institut d'études politiques de Paris (1951-1954),
Il entre à l'École nationale d'administration, dont il démissionne en mai 1959
Pour travailler dans la maison d'édition de René Julliard, rencontré en 1954.
À la mort de Julliard en juillet 1962, il prend la direction des éditions Julliard
Bientôt rachetées par les Presses de la Cité. En 1966, en étroite
association
Avec Dominique de Roux, il fonde sa propre maison d'édition,
Christian Bourgois Editeur. Il dirige la collection 10/18 entre 1968 et 1992.

 

En 1992, Christian Bourgois quitte le groupe des Presses de la Cité
Et reprend son indépendance.
De 1995 à sa mort, Christian Bourgois a présidé
L'Institut mémoires de l'édition contemporaine (IMEC) situé à Caen.

 

Il a contribué à faire découvrir de nombreux écrivains étrangers,
Notamment Fernando Arrabal , Gabriel Garcia Marquez, Alexandre Soljenitsyne,
Allen Ginsberg, Alain Robbe Grillet,Ezra Pound, Bob Dylan,
William S. Burroughs, Jim Harrison, Ernst Jünger, Antonio Lobo Antunes
Antonio Tabucchi, Toni Morrison, Pierre Boulez, Susan Sontag,Linda Lê etc. .
En
1989, il publie les Versets sataniques de Salman Rushdie.
Il est également l'éditeur de deux auteurs importants  : Boris Vian et J.R.R. Tolkien.


En janvier 2006, le Centre Pompidou lui avait rendu hommage à l'occasion
Du 40e anniversaire de sa maison d'édition.


« Je ne me suis jamais demandé ce que les lecteurs avaient envie de lire »
Christian Bourgois


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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 17:57
Parution du numéro premier
des "Cahiers Leiris"


Le numéro premier des Cahiers Leiris vient de paraître.
Plus ambitieuse et consistante qu’un simple bulletin de liaison,
D’une périodicité biannuelle, cette revue à portée internationale

Consacrera chacune de ses livraisons
À la publication de textes
et documents inédits de Michel Leiris ou ressortissant à
Son œuvre
(études contemporaines, actes de colloque, hommages, témoignages,
Textes de création littéraire, iconographies et autres matériaux créatifs).

Les Cahiers Leiris ont été fondés par Jean-Sébastien Gallaire.
Il a été assisté, dans sa tâche éditoriale, par Sébastien Côté,
Professeur à Carleton University (Canada).

 

La publication de la revue a été autorisée par Jean Jamin,
Exécuteur testamentaire et propriétaire des droits moraux de Michel Leiris.

 

Le comité d’honneur se compose de Mme Aliette Armel,
MM. Denis Hollier et Philippe Lejeune.

 

Structure du numéro

 Le numéro premier se divise en sept catégories : Témoignage, Autobiographie,

Tauromachie, Autobiographie et voyages, Ethnologie et poésie, Hommage, Inédit.
Chacun de ces articles critiques est précédé d’un résumé et de sa traduction
en langue anglaise ainsi que d’un texte, « Leiris & moi », dans lequel le rédacteur
confie les circonstances de sa première rencontre avec l’œuvre leirisienne.

 Les reproductions des iconographies sont précédées ou plus

généralement suivies d’un texte dans lequel l’artiste livre à

la connaissance du lecteur sa démarche créatrice.

 

En appendice sont donnés un tableau des symboles, une liste des abréviations,
Une bibliographie, un index des ouvrages cités et un index nominum.

 

Sommaire

 

-  Articles critiques :

 

Asako Taniguchi : « La découverte de la pseudo-rgèle du jeu
“Ici fruit à la tête se dit : là on s’enlise” »
Élise Massiah : « “Coller à son époque” : Le tournant esthétique et
politique désastreux de Frêle Bruit (1976) et Le Ruban au cou d’Olympia (1981) »
Maricela Strungariu : « La portée des éléments paratextuels
Dans les écrits autobiographiques leirisiens »
Annie Maïllis : « Picasso et Leiris : mano a mano »
Thomas Wilks : « Les débuts et les fins dans L’Âge d’homme :
commentaire sur la chronologie et la cohérence »
Giulana Costa Ragusa : « Mythologies de la maison familiale dans
L’Âge d’homme et dans Biffures »
Michel Peifer : « Le mode du comme-je-disais ou ce qu’est un(e) bif(f)ure »
Anne Prunet : « De L’Afrique fantôme à Biffures, quand l’écriture du
voyage fait route aux côtés de l’écriture autobiographique »
Irène Albers : « Pour une lecture poétique de La Langue secrète des Dogons de Sanga »

 

-  Iconographies :

 

Michel Leiris : Ma vie par moi-même
Anthony Freestone : Louis Seye & Michel Leiris, Recueil de reliques
(Michel Leiris & Glencoe),
Babel’s Tower, Michel Leiris & Patrick MacGoohan,
Pierres de taille, Venise & Glencoe
Pablo Picasso : Portrait de Michel Leiris
MC 1984 : Cabines téléphoniques
Gabriel Fabre : Les PHOTd’orthOGRAPHIES
Philippe Charpentier : Écumes de la Havane (XI), Sans chaînes
Martine Le Coz : Portrait de Michel Leiris
Toni Kleinlercher : Alphawork
François Lévêque : Littératures Leiris

 

-  Textes accompagnant les iconographies :

 

Anthony Freestone : « Puzzles & dominos »
MC 1984 : « Michel Leiris, regard sombre »
Philippe Charpentier : « Connivence »
Joël Schmidt : « Sagesse trompeuse... »
Toni Kleinlercher : « Alphawork ou le bruissement des signes
dans les univers alphanumériques »
François Lévêque : « Leiris, l’imagination laissée dans son état sauvage »

 

-  Témoignages :

 

Bernard Monsigny : « MICHEL LEIRIS souvenirs SOUPAULT »
Karim El Khatabi : « Michel Leiris, “père de famille” »

 

-  Textes de création littéraire :

 

Jean-Pierre Verheggen : « Hommage au Capitaine Leiris »
Gabriel Fabre : « Le petit actionneur de diction.
Glossaire en hommage et à la manière de Michel Leiris »
Montovan : « Qui dicte son air(e) »

 

-  Inédits de Michel Leiris :

 

Deux lettres à Yannick Bellon : « J’ai trouvé le film très beau... »
Une lettre à Michel Jarrety : « J’écris dans la mauvaise conscience... »

 

Pour acquérir un exemplaire du numéro premier des Cahiers Leiris,
merci d’adresser un chèque bancaire d’un montant
de
40 euros (35 € + 5 € frais de port) à « Association des Cahiers Leiris »
et de l’envoyer au siège social de la revue :
44 route de Conflans 70300 Meurcourt FRANCE




Vous aurez remarqué ma présence
Le tout à titre gracieux je préçise .

Bon de commande


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