LE GRENELLE ENVIRONNEMENT
Un «plan Marshall pour l’environnement» et les transports.
Nicolas Sarkozy propose des «investissements massifs»,
notamment 1 milliard d’euros en 4 ans pour «les énergies et les moteurs du futur».
Il promet aussi des investissements massifs dans les transports écologiques,
avec notamment «2000 km de lignes de TGV nouvelles».
De même, il compte augmenter le fret ferroviaire et fluvial, de manière
à avoir «trois millions de camions en moins» sur les routes de France en 2020.
Autre mesure en matière de transports : la possibilité pour les collectivités
locales d’expérimenter les péages urbains.
Nucléaire : gel des constructions de nouveaux sites.
Le chef de l’Etat a adopté une position médiane sur le nucléaire.
«Même si je ne veux pas créer de nouveaux sites nucléaires, je sais que nous
ne devons pas renoncer à cette énergie», explique-t-il.
Il plaide pour que «un euro investi dans la recherche nucléaire se traduise
par un euro investi dans les énergies propres», et compte
lancer «un plan de développement des énergies renouvelables.
La taxe carbone à l’étude.
Alors que les participants au Grenelle n’ont pu se mettre
d’accord sur le sujet, Nicolas Sarkozy s’engage à «étudier la création
d’une taxe climat-énergie», à condition qu’elle vienne «en contrepartie d’un
allègement de la taxation du travail». Il demande en outre à ce que soit étudiée
l’hypothèse d’une taxe carbone au niveau européen,
notamment en taxant «les produits importés de pays
qui ne respectent pas le protocole de Kyoto».
Suspension des OGM-pesticides.
Autre sujet épineux, celui des OGM. Le chef de l’Etat suspend l’utilisation
de pesticides ayant recours aux OGM, mais pas de toutes les cultures transgéniques.
Il défend notamment ce qu’il nomme les «OGM d’avenir», et défend le droit
à des cultures expérimentales.
Le principe de précaution maintenu.
En matière législative, le chef de l’Etat a renvoyé dans les cordes
la commission Attali sur les freins à la croissance.
Celle-ci avait plaidé pour une supression du principe de précaution.
Nicolas Sarkozy choisit de le maintenir, au motif qu’il est «un principe d’action,
de vigilance et de transparence». Il annonce également une «transparence totale»
sur les informations environnementales, et souhaite que l’Europe
«se donne les moyens d’aller chercher les pollueurs où ils se trouvent»,
en renforçant la responsabilité d’une entreprise dont un sous-traitant
ne respecte pas les normes environnementales.
Rôle renforcé pour les ONG et les associations.
Le chef de l’Etat demande à ce que les ONG puissent siéger au
Conseil économique et social. Il souhaite également qu’une décision négociée
entre associations, ONG, partenaires sociaux et entreprises se substitue à
la décision administrative. Enfin, il souhaite que ce soit «aux projets non
écologiques de prouver qu’il n’est pas possible de faire autrement», et plus l’inverse.
Une fiscalité environnementale… et européenne.
Nicolas Sarkozy promet que «la fiscalité écologique ne sera plus un instrument
pour financer la dépense de l’Etat» et que «les financements du Grenelle
iront au Grenelle». Il souhaite imposer plusieurs mesures,
comme «une taxe sur les camions pour financer les transports collectifs,
ou encore une «taxe sur les véhicules polluants neufs pour financer
l’incitation au changement de véhicule». Au niveau européen,
il plaide pour la fin du «dumping environnemental» en «taxant les produits importés
de pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto».
De même, il affirme qu’il soutiendra «toutes les initiatives
de la Commission Européenne» en matière d’environnement.
Le bâtiment, «enjeu majeur».
Le chef de l’Etat veut «400.000 rénovations par an» dans le bâti ancien,
avec une priorité donnée aux HLM. «Avant 2012, tous les bâtiments
nouveaux seront construits à la norme basse consommation d’énergie,
et avant 2020, tous les bâtiments nouveaux seront construits de manière
à avoir un bilan en énergie positive», promet le chef de l’Etat, qui explique
que cet «investissement» permettra de créer «100.000 emplois dans le bâtiment
et 40.000 dans le secteur de l’énergie», avec à la clé «une baisse de 40% de
la facture énergétique des ménages» d’ici 2020.
Du bio dans les cantines.
En matière d’alimentation et de santé, Nicolas Sarkozy souhaite
«un repas issu de l’agriculture biologique servi par semaine dans
les cantines scolaires». Il veut également «multiplier par cinq les crédits
consacrés à la veille environnementale» sanitaire, et demande à Michel Barnier,
ministre de l’Agriculture, de «réduire de 50% l’usage de pesticides
dont la dangerosité est connue» d’ici 2010.
Je m'étonne qu'aucun des blogs ( écolos...!?) éternellement sceptiques
et critiques par principe soient tout à coup muets comme des carpes !
Même le parti socialiste a un jugement positif , ainsi que
les verts (du moins ceux qui respirent encore ) ,sauf bien sur le roquet de Mamère .
C'est bien la première fois que des décisions sont prises dans ce Pays !
J'ai eu parfaitement raison (une fois de plus vous allez dire)
de croire en Nicolas Hulot à la base de ce projet.
Une fois de plus c'est grace à moi tout ça.
Ne me remerciez pas.
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