J’ai entendu l’autre soir une femme de pêcheur en mer à qui l’on demandait
:Ne craignez vous pas de perdre votre mari dès qu’il part en mer ?
Après un peu de réflexion, elle a dit dignement et sobrement :
Ce sont les risques du métier !
Alors maintenant , j’aimerais avoir l’avis des agriculteurs qui se plaignent et demandent
Des aides dès qu’il fait trop sec ou trop humide, que les subventions dont ils sont déjà largement bénéficiaires tardent ou ne leur semblent pas encore suffisantes !
Le tout après avoir pompé 70% de l’eau disponible pour produire à perte
Des produits en général transgéniques, qui engraissent les boîtes américaines
Qui les fabriquent, tout en polluant abondamment les nappes phréatiques et les rivières,
Détruisant les haies pour gagner quelques mètres carrés de terrain !
Touchant des aides pour des têtes de bétail inexistantes…
Et j’en passe... Dans ce cas-là, les risques du métier sont : les saisons, le temps, l’offre et la demande etc.…
Pourquoi eux aussi n’auraient-ils pas à les assumer, puisqu’ils ont choisi ce métier certes difficile ,
Mais oh ! combien noble lorsqu’il respecte la nature et ses exigences !
Ou alors devenez fonctionnaires, le repaire de ceux qui considèrent
Le risque comme incompatible avec « la vie » !
Pas « LA VIE » …