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MA DEVISE : "POUR TOUT CE QUI EST CONTRE ET CONTRE TOUT CE QUI EST POUR , SAUF QUAND J'AI RAISON MAIS PAS FORCÉMENT NON PLUS... QUOIQUE ! "

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" CLIMAT DE MISÈRE "





L'étau se ressert sur le coupable. «Très probablement», c'est-à-dire à 90%,
 l'homme est responsable du réchauffement climatique que
nous vivons depuis le début de l'ère industrielle et de son
 accélération ces vingt dernières années. C'est aussi lui (nous) qui avons
 grippé la machine de telle sorte que les 100 prochaines années seront
 encore plus chaudes. Et que nous devrions même en prendre pour 1000 ans.
 Le verdict des experts scientifiques du Groupe intergouvernemental
sur l'évolution du climat (Giec), rendu hier à Paris,
 s'annonçait sans appel .
Il l'est.

Le quatrième rapport du Giec – le précédent date de 2001 – c'est d'abord
des chiffres et des estimations de probabilités. Décodés, ils permettent
de donner quelques exemples régionaux de ce qui nous attend d'ici à la fin du siècle.
 Prévisions entre «probablement» (66% de chances) et «très probablement» (90%),
 comme le veut le langage diplomatique.

Océans. La hausse des températures a pour effet de dilater la
 masse d'eau et de provoquer une légère hausse du niveau des océans,
 environ 50 centimètres. Plus spectaculaire est l'effet de la
fonte des glaces arctiques qui entraînerait une élévation du
niveau des mers jusqu'à 7 mètres. Concrètement, la côte du nord de l'Europe,
 de Calais à Hambourg, l'Ouest (jusqu'à Cambridge) et le sud de la Grande-Bretagne,
 Venise et sa région (de Rimini à Trieste),
La Rochelle et ses alentours se trouvent sous l'eau.
 Les Pays-Bas sont quasi engloutis et l'essentiel du pourtour
 Méditerranéen
 et des côtes Atlantiques ont les pieds dans l'eau.


Glaces et neiges. C'est l'hémorragie. En particulier dans les régions alpines.
 Le recul des glaciers est aujourd'hui une réalité, il se poursuivra demain.
 Il s'en suit un effet boule-de-neige sur le réseau hydrologique et notre
 principale ressource énergétique. Au niveau saisonnier, la neige fond plus tôt,
 les rivières sont alimentées en eau plus tôt dans la saison,
 les barrages se remplissent non plus juste avant
 le pic automnal comme aujourd'hui mais durant l'été.

Les précipitations. Elles augmenteront chez les uns et baisseront chez les autres.
 Les autres, c'est nous: une diminution d'au moins 10% au-dessus de l'Atlantique,
 sur l'Europe, jusqu'à Moscou et l'Est de la côte nord-américaine.
 Les variations se traduiront sous forme saisonnière: environ 15% de précipitations
 supplémentaires en hiver et de 25 à 30% de moins en été. Selon Swiss Re,
 les dégâts causés par les tempêtes hivernales vont quadrupler.
 En outre, la disponibilité en eau se réduira.
 Autour de 4250 m3    par Français par an en 2000.
 Nos voisins devront se contenter d'un peu
 moins de 2500 m3 an, en 2050 déjà.

La désertification. Conséquences de la baisse de précipitations.
Toutes les régions de la planète ne subissent pas la même hausse du mercure.
 En 2080, les rendements agricoles devraient augmenter de 10% chez nous
(par rapport à 1980).
 Ils connaîtront une baisse de 30 à 40% au niveau de l'Amérique centrale,
du Moyen-Orient, de l'Inde et de 10% à 20% au sud de ces régions.

La température. Elle atteint aujourd'hui 14 degrés sur la planète, en moyenne.
 Elle pourrait grimper de 1,8 à 4 degrés d'ici à la fin du siècle.
 Cela se traduit par exemple pour la ville de Bâle par 12 jours
 par an avec un mercure à plus de 35 degrés.
 Contre un en moyenne dans les années 90.

Bonne journée.



.


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Commenter cet article
T
....ou dans le string! Miami beach à Sancerre, une belle affiche pour le festival de jazz!
Répondre
B
Tu oublies  le manque à gagner des fabriquants de pulls à cols roulés,  qui seront obligés de se recycler  dans les slips de bains.
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T
Merci pour ces précisions.
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G
Après nous, le déluge...
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