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MA DEVISE : "POUR TOUT CE QUI EST CONTRE ET CONTRE TOUT CE QUI EST POUR , SAUF QUAND J'AI RAISON MAIS PAS FORCÉMENT NON PLUS... QUOIQUE ! "

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"JAZZ IN MARCIAC,RANDY WESTON"

 

Arrivée dans Marciac vers 16 heures sur la place principale. Un grand chapiteau fait d’espaces creux et pleins comme la représentation graphique d’une équation hyper compliquée

, Sur la scène un bœuf entre Siegfried Kessler, pianiste étonnant qui accompagna Archie Shepp pendant une dizaine d’années après avoir animé la scène du jazz parisien des années 70, et Eric Barret qui fait partie avec Sylvain Bœuf, Lionel Belmondo et d’autres, des très bons saxophonistes français qui n’ont rien à envier à leurs collègues américains. Donc dialogue plein d’énergie et de fougue de ces deux compères servis par une excellente rythmique. En guise d’accueil Siggy comme on le surnomme, après avoir remercié le public d’être venu , leur dit « comptez les fausses notes, ça vous occuperas ! »Avec un accent encore un peu Allemand bien qu’il ait opté pour la France depuis longtemps comme Joachim Kühn d’ailleurs. Voilà qui donne le ton !

Dans le public quelques « canons », et d’autres canons, bus, ceux-là, Les inévitables « déguisés » en amateur, lunettes noires, piercings, boubous, crâne rasé et air fébrile du mec qui croit que tout le monde se demande qui il est, alors qu’il est juste en train de piétiner le demi de bière posé au sol et de cacher la vue !

Puis en première partie de Wayne Shorter, Randy Weston grand pianiste EllingtonnoMonkien (pour les pères) ,compositeur entre autres de HY-FLY thème qui nous fait forcément penser à Eric Dolphy et surtout désormais très proche d’une musique Africaine faite de lignes répétitives et obsédantes, de transes musicales générées par des lignes simples et entrelacées sur des rythmes dont la simplicité même permet une surabondance de complexités annexes. Donc, Randy Weston enflamma la scène avec son trio formé d’un contrebassiste au jeu physique et efficace qui parfois évoquait Jimmy Garrisson, ainsi qu’un percussionniste omniprésent et dont le jeu de maracas évoquait une danse dans l’espace.Une musique du ventre dans laquelle on retrouvait au détour d’une phrase Duke Ellington et Thelonious Monk. Et pourquoi pas une sorte de Steve Reich modal, Africain et bluesy….

Un très bon disque à conseiller :Randy Weston « The spirits of our ancestors »chez Verve. Entracte, bière, pisser puis Wayne Shorter.

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B
très, très, très, très, très, très,très intéressant!
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