MA DEVISE : "POUR TOUT CE QUI EST CONTRE ET CONTRE TOUT CE QUI EST POUR , SAUF QUAND J'AI RAISON MAIS PAS FORCÉMENT NON PLUS... QUOIQUE ! "
Ni blanc ni noir et pourtant pas gris ! le jazz, lautre soir vers Marciac chez des amis, dans le noir complet les blanches tombaient du ciel, cétait la nuit des étoiles, un vendredi douze, étendus sur des transats sous le ciel, sorte de livre où les constellations, étoiles, planètes et satellites semblaient commencer à avoir du mal à coexister, trop de monde peut être
Bill Evans ,Scott La Faro, Paul Motian, 46 ans après, jouaient pour nous seuls et lunivers. Comment savaient-ils à lépoque que nous serions ce soir-là leurs interlocuteurs privilégiés ?Mystère, celui de la musique, celui de la création intemporelle, celle qui ne se demande pas si elle sera encore les dans 46 ans, mais réalise la chance quelle à dexister au moment même de sa création Et dailleurs ne se pose surtout aucune question si ce nest celle de rentrer tout de suite dans le matériau, quil soit note, pigment, mot, espace, pensée. Étonnant de confondre ainsi un trio unique et un milliard détoiles dans notre regard. La perfection naurait quun présent :linfini ? Donc limperfection et la question perpétuelle des limites inconnues.
Ce trio de Bill Evans ,une sorte de cocon où le ver à soie est trois et tisse ensemble lui-même une toile qui envahit de son unité le silence environnant. Pour simplifier, la perfection du silence qui pourrait parler.
À écouter Bill Evans Trio at the Village Vanguard (Riverside)1961