« I sing the body electric », un des tout premier Weather Report
Dans la droite ligne de « Super novae »et « Odyssey of iska »
Un éclatement intimiste ! Pas encore la grosse machine
Trop parfaite, trop technique, trop déjà, sa double image.
Encore plein de voies à explorer, une fraîcheur de l’espace
Non saturé, un ciel de cirrus que Wayne Shorter ponctue,
Les orages de Joe Zawinul,, les grêles d’Eric Gravatt
Les dépressions en pression de Miroslav Vitous.
Giboulées de Dom um Romao
Second Sunday in august,, scie sauteuse amplifiée
Qui perce l’azur que retiennent quatre notes acoustiques
Soprano ondulant sur le tranchant de la vague
Déjà épuisée de breaks obscurs, note qui fore le tympan
Savane où défilent les ciels, juste le temps qui se casse
Parfois et s’arrête net devant les rires des hyènes
La course effrénée de l’oryctérope stoppée nette
Par un accord de septième diminuée, avec toujours
Cette flat ride derrière. Un monde d’images et d’énergies
Contenues par les grands souffles qui circulaient alors.
WEATHER REPORT. I SING THE BODY ELECTRIC
Joe Zawinul, keyboards, Wayne Shorter,reeds,
Miroslav Vitous, Bass, Eric Gravatt, Drums,
Dom um Romao, percussions, Ralph Towner 12 strings guitar
Novembre 1971 et Janvier 1972 New York
C.B.S