ZETA
Plus jamais nue.
Dans la tombe,
Le voile des ténèbres t'enveloppera.
Tu peux enfin ôter
Ce masque de granit
qui figeait ta peur.
- Hydre noir -
- Amer désastre -
Qui avait duré une vie,
Une éternité, à chercher ta tribu.
Délivrance.
La mort est-elle un ange?
ETA
Tribu de femmes_
Noire comme le diable_Douce comme l’amour
Chaude comme l’enfer
Pure comme un ange
Tantôt hydre, sphinx, lionne
Déesse nue, temple de granit._Désastre de mon âme_
A ton corps j’épanche,
ma soif d’éternité
A tes pieds je tombe, succombe
Ta peau m’ensorcelle
Dans tes bras la mort est volupté…
THETA
Oh la belle rouge, cette fleur qui bouge
Cette fleur pourpre, comme le sang de cette poule nue
Que mémé va nous concocter pour le dîner
Le bleu granit, si frais qu’il s’effrite
Ce bleu astre qu’apporte Hydre
Ce bleu dans les yeux de mon amoureux
Ce vert printemps qui, avec le vent
Fait voler dans un désastre de pétales
Les Camélias Japonica du jardin de pépé
Ce jaune puissant, si fort, éblouissant
Dans cette ampoule de la cuisine
Donnant la danse à une éternité de couleurs
Ce blanc, le blanc du tee shirt de cet enfant
Qui, sous le soleil tapant, joue avec sa grande sœur à
« pan, tu m’as tué…chui mort » et tombe dans le parterre de fleur
Cet arc en ciel, ce sourire comme un ange
Dans ce lange, a le goût du miel, éternel
Tous sont ma tribu, mon absolu
Et enfin le noir, ce soir, ce noir apaisant, noir reposant
Qui enveloppe mes yeux pour une nuit de bonheur
Une nuit d’été, une nuit de douceur…
IOTA
Dans la nuit noire la lune nue,
Dansent les ombres, tribus de morts,
Le temps s'étend au delà de l'aube.
Le silence gagne l'éternité
Les betes sauvages étendues
Les têtes folles, les pieds nus
Sur la terre froide : granit des villes
Où les legendes se content
Aux enfants dans leur lit :
Tombe encore l'Hydre de Lerne
Sous le fer d'Heracles.
Ces chers petits anges se perdent
Dans l'océan de paroles,
Les toiles se tissent, se créent ;
Rêves : gourmandise ; cauchemar : desastre...
KAPPA
noir comme le blanc,
nue comme une ourse,
une tribu d'ours blancs
près de la source
au saumon mort empoisonné
pechent pour l'éternité
des blocs de granit
avec des cannes à peches petites
soudain l'hydre de lerne :
le fleuve d'à coté de la citerne,
sort de sa tombe
mais aussitot elle retombe
alors un ange apparait
et dit l'air embeté :
c'est un désastre, cessez cette peche,
et aussi ce bruit de beches
vous reveillez jusqu'à l'hydre
pourtant saoulée au cidre !
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